Event Le Parc National de Bouba Ndjidda, au coeur de la gestion transfrontalière de la biodiversité

En application de l’article 10 de l’Accord de Coopération entre les Gouvernements de la République du Cameroun et de la République du Tchad, relatif à la création et à la gestion concertée du complexe transfrontalier des aires protégées Bouba-Ndjidda et Sena-Oura, et conformément à la feuille de route issue de la réunion de N’djamena du 06 juin 2012, mandat a été donné aux gestionnaires du complexe de : 

-        préparer un premier plan de travail conjoint et budget ;

-        préparer un projet de protocole d’accord binational pour la lutte anti-braconnage ;

-        Identifier et prendre contact avec les acteurs, programmes et projets dans la zone de BSB Yamoussa ;

-        Préparer le plan d’activité conjoint de 2014.

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Period [20/05/2014 - 30/05/2014]
Event location Parc National de Bouba Ndjidda bbotna1@yahoo.fr
Host CELDIE
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Contact person BOTNA Boniface
bbotna1@yahoo.fr
00237 99 58 21 20
/
Contributor Boniface BOTNA
Geographical coverage Cameroon, Chad
Keywords biodiversity

Deux  ans après la signature de cet accord, et un an après la rencontre de n’djamena, malgré la volonté politique manifestée par les deux pays de conjuguer mutuellement leurs efforts pour la préservation d’un patrimoine dans cette partie de leur territoire respectif, l’effectivité de sa mise en application tarde à se concrétiser sur le terrain. Les conservateurs gestionnaires du complexe, piliers  du Comité Bi-national de Planification et de l’Exécution (CBPE) [cf. article 10 de cet accord], avec l’appui financier de la Cellule pour le développement intégré et l’environnement (CELDIE) et du projet IUCN/RAPAC se sont rencontrés 3 fois à Pala au Tchad et une fois à Garoua pour des échanges d’expériences.

Ils entendent mener une réflexion pour une harmonisation d’approches, afin de jeter les bases d’une planification des activités conjointes de part et d’autre de la frontière commune qui sépare les deux aires protégées.

Les grandes lignes d’échange et de travaux ont concerné : l’implication effective des différents acteurs dans la gestion du complexe, une compréhension commune des activités de diversification ou d’éco développement, une consolidation des contacts entre les différentes organisations à la base et ensuite le suivi du plan d’activité 2014 du complexe élaborée récemment à Garoua en janvier 2014 par une équipe conjointe Tchad-Cameroun.

L’Accord binational entre le Tchad et le Cameroun a été signé depuis août 2011 à Yaoundé au Cameroun. Plusieurs instances y sont prévues. Malheureusement, seul le Comité Binational de Planification et d’Exécution (CBPE) composé des techniciens se démènent tant bien que mal avec l’appui des partenaires au développement autour du complexe à se mettre en place. Il serait judicieux que les hautes autorités en charge des aires protégées de ces deux pays se mobilisent pour mettre en place les 3 autres organes (CBSA, CSTB, CBS) pour une bonne coordination des activités dans le BSB.

Le dernier voyage de la CELDIE-PICRG à Pala au Tchad a été d’une importance capitale car il a permis de :

Finaliser le plan d’action 2014 et les budgets permettant la tenue de la première réunion du CBPE à Bouba Ndjidda et la mise en place d’une première patrouille mixte le long de la frontière des deux parcs ;

D’harmoniser nos visions sur la pérennisation des acquis, le partenariat entre les différents intervenants et les perspectives dans le complexe BSB.

L’équipe souhaite que les bailleurs de fonds et les tutelles des deux pays permettent la perpétuité des échanges entre les gestionnaires et acteurs autour des deux parcs nationaux formant le complexe BSB Yamoussa.

Le présent accord a pour objet de développer une stratégie conjointe de lutte contre le braconnage transfrontalier et de mettre en place un dispositif opérationnel approprié pour le renforcement de la collaboration transfrontalière, l’amélioration de la coordination des interventions et l’implication des principales  parties prenantes.

Dans le même ordre d’idées, il existe un  autre Accord dénommé « Accord Tripartite LAB de Bouba-Ndjida » en abrégé : « AT-LAB de Bouba-Ndjida ».

L’AT-LAB de Bouba-Ndjida est  un accord tripartite pour des actions conjointes de lutte anti braconnage dans les zones frontalières qui relèvent territorialement et juridiquement  des Républiques du Cameroun, de la Centrafrique et du Tchad.

L’AT-LAB de Bouba-Ndjida  couvre une zone d’application bien connue. Les limites de la zone d’application du présent Accord couvrent toute la zone frontière Tchad-Cameroun (sud lac Tchad), Tchad -RCA, et Cameroun – RCA (hors mis la zone de la Tri-National de la Sangha). Elles couvrent notamment en ce qui concerne les aires protégées:

  • Pour le Cameroun : les Parcs Nationaux de Kalamaloué, Waza, Mozogo-Ngokoro, Bénoué, Bouba-Ndjida et Vallée du Mbéré, et les zones de chasses;
  • Pour la RCA : les Parcs Nationaux de Manovo-Gounda-Saint-Floris, André-Félix et Bamingui-Bangoran, les Réserves de faune de la Nana-Barya, Yata-Ngaya et les Domaines de chasse sportive ;
  • Pour le Tchad : les Parcs Nationaux de Sena-Oura, Manda et Zakouma,  les Réserves de faune de Binder-Léré,  Mandélia, Siniaka Minia, Abou-Telfane et Barh Salamat, et les blocs de chasse de l’Aouk, Douguia, Kouloudia et Melfi ;

Il convient de noter que les zones périphériques de ces aires protégées sont concernées.

Afin de mettre en application cet Accord, un voyage d’échanges d’expériences sera organisé du 20 au 30 mai 2014  par la partie centrafricaine dans le Parc National de Bouba Ndjidda. L’objectif principal étant de permettre aux acteurs impliqués dans la gestion des deux aires fauniques (Réseau des Zones Cynégétiques Villageoises RCA et le parc national de Bouba Ndjidda.), de partager leurs expériences et de jeter les bases de synergie de conservation et de valorisation de la faune.

Les objectifs spécifiques sont :

-De donner l’occasion aux acteurs relevant des deux parties (Bouba Ndjidda et ZCV) d’échanger sur leur mode de gestion et d’exploitation de la faune et d’en tirer d’éventuelles leçons pour l’amélioration de leurs méthodes respectives ;

-De renforcer la communication sur les menaces et les savoir-faire présents sur les deux sites ;

-De concrétiser la collaboration transfrontalière.